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Des court-métrages à visionner gratuitement pendant le confinement #6 (spécial adultes)


Les court-métrages c’est aussi et surtout la porte d’entrée dans le monde du cinéma. Et tous les plus grands réalisateurs s’y sont forcément frottés.

Voici donc 5 court-métrages de 5 grands réalisateurs que vous connaissez certainement !
Attention programme pour les grands ados et adultes.

Durée totale du programme : environ 51 minutes. 

 

The Big Shave – 5mins et 11s

Si on vous dit : Hugo Cabret, Les affranchis, Aviator, Gangs of New York, … ? Vous dites ? Martin Scorsese ! Lui-même.
The Big Shave est un court métrage tourné sur pellicule couleur à New York en 1967. Il dure un peu plus de 5 minutes sur fond d’une chanson de jazz de 1937 de Bunny Berigan, I Can’t Get Started. Le film met en scène un jeune homme (interprété par Peter Bernuth) arrivant dans une salle de bain. Il se rase le visage avec un rasoir à lame unique dit « de sécurité » mais se coupe de plus en plus, provoquant des saignements abondants au point de remplir le lavabo.
Symbole d’autodestruction, le court-métrage se veut une critique de la guerre du Viêt Nam qui battait son plein à l’époque du tournage ; le crédit de fin se termine par la mention « Viet ’67 ».
Mais, Scorsese déclarera plus tard que son intention avait été de mettre en scène une vision personnelle et intime de la mort, réfutant la dimension politique qu’il avait voulu donner au court métrage lors de sa réalisation :

Consciemment, ce film était un cri de colère contre la guerre [du Viêt Nam]. Mais je pense qu’en vérité quelque chose d’autre se passait en moi qui n’avait rien à voir avec la guerre. C’était une très mauvaise période de ma vie, une très mauvaise période.

Œuvre tantôt métaphorique pour les uns, mystique pour les autres, The Big Shave est, aujourd’hui encore, plus qu’un film de référence : il reste un objet artistique intemporel et terrifiant.

 

 

Bon voyage – 26mins 

Si on vous dit Psychose, Fenêtre sur cour, Les 39 marches, … ? Vous dites ? Alfred Hitchcock bien sûr !
Bon voyage c’est le premier court-métrage du grand Hitchcock ! Sorti en 1944, le film raconte l’histoire du sergent John Dougall qui à la suite de son évasion hors de France,  rejoint l’Angleterre avec l’aide de Stefan Godowski. Il raconte les péripéties de sa fuite au colonel des Forces Françaises Libres. Mais le récit prend une nouvelle tournure lorsque ce dernier révèle au sergent la véritable nature de son compagnon de voyage…
D’une durée de 24 minutes, Bon voyage a été réalisé pour soutenir la résistance civile française. La réalisation est déjà excellente avec notamment un travail expressionniste pour la photographie. On retrouve dans ce court métrage quelques thèmes classiques qui deviendront des leitmotivs dans le cinéma d’Hitchcock : le meurtre, la trahison, la manipulation et le mensonge.

 

 

Doodlebugs – 2mins et 59s

Si on vous dit : Inception, Batman The Dark Knight, Interstellar, … ? Et oui : le célèbre Christopher Nolan !
Doodlebugs c’est quoi ? Dans une petite et obscure pièce, un jeune homme armé d’une chaussure essaye désespérément de poursuivre une chose « invisible ».
Réalisé par Christopher Nolan en 1997, ce court-métrage paranoïaque en noir et blanc est parsemé de petits effets spéciaux plutôt bien faits. Jouant à fond sur l’isolation de son personnage (en témoigne ce court passage où le téléphone fixe est noyé dans un vase rempli d’eau), Nolan use de distorsions optiques pour mieux nous plonger dans cette chasse plus mentale que physique, dans le décor d’un petit espace à l’atmosphère suffocante. En ces temps de confinement, ce court-métrage semble traduire un bon nombre de nos propres névroses surgissantes.

 

 

Vincent – 5mins et 56s

Si on vous dit : Edward aux mains d’argent, Batman, Beetlejuice, Sleepy Hollow, … ? Vous dites ? Tim Burton ! Yes !
Hommage au célèbre acteur américain Vincent Price connu pour la gravité du timbre de sa voix, le premier court-métrage sorti en 1982 de Tim Burton est un joli prélude à sa carrière et au style auquel il nous a habitué depuis presque 35 ans maintenant.
Vincent Malloy est un petit garçon de 7 ans, qui n’a qu’un seul rêve : être Vincent Price, acteur à la voix ténébreuse coutumier des films d’épouvante. C’est ainsi que, sous son apparence d’enfant bien élevé, c’est un grand amateur de la littérature d’Edgar Allan Poe et il rêve de transformer son chien en zombie, faire de sa tante une poupée de cire et il imagine aussi vérifier si son épouse enterrée vivante est bien morte.
Vincent est réalisé en stop-motion, une technique utilisée pour les films d’animation et que l’on retrouve dans la filmographie de Burton notamment avec L’Étrange Noël de Monsieur Jack (1993), Les Noces funèbres (2005) ou encore Frankenweenie (2012).

 

 

Day of the fight – 11mins et 28s

Si on vous dit : 2001 l’odyssée de l’espace, Les sentiers de la gloire, Eyes wide shut, Shining, … ? Vous dites ? Stanley Kubrick ! Et oui !
Day of the fight, c’est l’histoire d’une journée dans la vie du boxeur Walter Cartier, de la messe du matin jusqu’au match du soir.

En 1951, Stanley Kubrick réalise son premier court-métrage, assisté de son compagnon de route de l’époque Alexandre Singer. Day of the fight offre à Kubrick la possibilité de filmer son premier combat. Tout son cinéma sera ensuite balisé notamment par des scènes de lutte. Il ré-utilisera l’image du boxeur dans son premier long-métrage officiel : Le baiser du tueur et l’on note des bagarres au corps à corps au moins dans l’Ultime Razzia, Les sentiers de la gloire, Spartacus, Lolita, Orange mécanique, Barry Lindon et Full Metal Jacquet.


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